Réunie à Accra les 17 et 18 septembre 2026, la Fédération des journalistes africains (FAJ) a arrêté plusieurs mesures pour renforcer la défense des droits des journalistes et préparer son 6ème Congrès continental, qui se tiendra au Ghana.
La Fédération des journalistes africains (FAJ) veut renforcer son action collective face aux difficultés que les journalistes et les médias rencontrent sur le continent. Réunis à Accra, au Ghana, les 17 et 18 septembre 2026, les membres de son Comité directeur ont examiné la situation de la liberté de la presse, les violations des droits des journalistes ainsi que les pressions économiques qui touchent le secteur des médias.

Égalité, intérêt public, climat
Au cours de cette réunion de deux jours, les dirigeants de la FAJ ont également évalué les activités et programmes de la Fédération, notamment ceux consacrés à l’égalité des sexes et au changement climatique. Les échanges ont porté sur le développement du journalisme d’intérêt public, la participation des femmes journalistes aux instances de décision et la prise en compte des enjeux liés au climat dans le travail de la Fédération.

Le Ghana, pays hôte du 6ème congrès
L’une des principales décisions prises à Accra concerne le prochain Congrès continental de la FAJ. Le Comité directeur a retenu à l’unanimité la candidature du Ghana, présentée par l’Association des journalistes du Ghana (GJA), pour accueillir le 6ème Congrès continental. Cette rencontre réunira les syndicats et associations de journalistes affiliés à la FAJ à travers l’Afrique. Elle permettra notamment de définir les prochaines priorités de la Fédération et d’élire sa direction pour le prochain mandat.

Rapport financier, audit et stratégie
La FAJ a également approuvé ses rapports financiers et d’audit indépendant, a admis quatre nouvelles organisations de journalistes et adopté une nouvelle stratégie de communication destinée à renforcer la visibilité du mouvement syndical et professionnel des journalistes africains.

Le président ghanéen John Dramani Mahama à l’écoute des Journalistes
À Accra, une délégation de la FAJ a également rencontré le président ghanéen John Dramani Mahama. Les discussions ont porté sur la liberté des médias, la sécurité des journalistes, l’intégrité de l’information et le rôle d’un journalisme indépendant dans les processus démocratiques et de développement en Afrique.
Liberté de la presse et sécurité des journalistes
La FAJ a encouragé le Ghana à jouer un rôle accru dans les initiatives continentales visant à améliorer l’environnement de travail des journalistes et à défendre la liberté des médias.
À l’ouverture de la réunion, le ministre d’État chargé de la Communication gouvernementale, Felix Kwakye Ofosu, a assuré que le gouvernement ghanéen ne tolérera pas le harcèlement ou l’intimidation des journalistes. Il a présenté les médias comme un partenaire essentiel de la démocratie et du développement.

Désinformation et IA
Le président de la FAJ, Omar Faruk Osman, a pour sa part appelé à une réponse collective face aux attaques contre les journalistes, aux restrictions des libertés, aux violations des droits du travail et aux difficultés économiques du secteur.
Il a également alerté contre l’utilisation de la désinformation, des discours de haine ou de l’intelligence artificielle comme justification à une censure accrue ou à un contrôle renforcé des médias par les États.
Education aux médias et intégrité de l’information.
Pour la FAJ, le renforcement du journalisme professionnel doit aller de pair avec une meilleure Education aux médias et à l’information et avec des mesures destinées à préserver l’intégrité de l’information.
Le président de la GJA, Albert Kwabena Dwumfour, a également insisté sur la nécessité d’améliorer la sécurité et les conditions de travail des journalistes. Il a appelé à une coopération plus étroite entre professionnels et organisations de médias pour renforcer la protection des droits des journalistes.

Union confraternelle
À l’issue de sa réunion, la FAJ a appelé les journalistes africains à renforcer leur union autour de leurs préoccupations communes et à développer des réponses adaptées aux réalités du continent.
Les décisions prises à Accra doivent désormais guider les activités de la Fédération dans les prochains mois, notamment les préparatifs du 6ème Congrès continental prévu au Ghana.

