Une nouvelle thèse analyse les formes de résistance des femmes face à la domination masculine au sein du foyer, à travers l’étude de pièces de théâtre africaines anglophones. Le travail de Jean Jacques Kaboré a été sanctionné par la mention très honorable avec les félicitations du jury, le lundi 27 juillet 2026 à l’Université Joseph Ki-Zerbo à Ouagadougou.
Jean Jacques Kaboré est désormais docteur en anglais. Il a obtenu la mention très honorable avec les félicitations du jury après avoir soutenu, le 27 juillet 2026 à l’Université Joseph Ki-Zerbo, une thèse consacrée à la résistance des femmes à l’idéologie patriarcale au sein du foyer, rapporte l’Agence d’Information du Burkina (AIB).

Resistance
Intitulée « Women’s Resistance to the Patriarchal Ideology in some selected Anglophone African Plays », soit « La résistance des femmes à l’idéologie patriarcale dans quelques pièces de théâtre africaines anglophones sélectionnées », l’étude met en lumière les facteurs qui conduisent certaines femmes à résister à la domination masculine, notamment les violences verbales et émotionnelles ainsi que les stéréotypes.
Désobéissance
La recherche analyse également les principales formes de cette résistance, parmi lesquelles la désobéissance et l’affirmation de soi, ainsi que leurs répercussions sur l’autorité masculine dans les sociétés africaines étudiées.

« Que les hommes redéfinissent leurs comportements… »
Selon le Dr Jean Jacques Kaboré, cette étude vise à apporter une contribution à une vie harmonieuse au sein des couples et des sociétés africaines. Il estime notamment que cela suppose que les hommes redéfinissent leur comportement en tenant compte de l’émancipation des femmes.

Qualité scientifique
La thèse a été dirigée par Alfred Kiema, maître de conférences à l’Université Joseph Ki-Zerbo, avec la codirection de Damlegue Laré, maître de conférences à l’Université de Lomé au Togo.
À l’issue de la soutenance, le jury international a salué la qualité scientifique du travail et formulé des observations de fond et de forme à prendre en compte dans la version définitive de la thèse.
Jossira SANOU
