Lancés le 14 avril 2025 par pour une durée de 12 mois, les travaux d’assainissement de Sarfalao situé au secteur 17 de Bobo-Dioulasso affiche 25% de réalisation avec un taux de 43% du délai consommé. Lors de sa visite ce dimanche 16 novembre 2025, le Ministre des Infrastructures et du désenclavement Adama Luc Sorgho a salué le rythme de l’entreprise et son « initiative sociale » d’installer des passerelles. Des bénéficiaires comme Josephine Ki/Zerbo témoignent déjà de l’efficacité des premières coulées.
La lutte contre les inondations à Bobo-Dioulasso, dans le quartier de Sarfalao (secteur 17), est en bonne voie. Le Ministre des Infrastructures et du désenclavement, Adama Luc Sorgho, a effectué une visite de terrain le dimanche 16 novembre 2025, et son verdict est sans appel. Le chantier est jugé satisfaisant avec un taux de réalisation de 25%.

« Nous n’avons pas d’inquiétudes. Parce qu’à la base, nous avons constaté que les voiles de béton sont pratiquement achevés, ils ont aussi fini les coulées… C’est un travail correct ».
Loin des inquiétudes
Avec un délai consommé de 43%, l’état d’avancement des ouvrages de drainage a agréablement surpris la délégation ministérielle. Le Ministre des Infrastructures et du désenclavement Adama Luc Sorgho a écarté toute inquiétude et affiché sa satisfaction.
« Nous n’avons pas d’inquiétudes. Parce qu’à la base, nous avons constaté que les voiles de béton (les parois des caniveaux) sont pratiquement achevés, ils ont aussi fini les coulées… C’est un travail correct », a-t-il déclaré.
Cette progression rapide est un signal fort pour le respect de l’échéance finale. Adama Luc Sorgho a vivement félicité l’entreprise pour sa performance.

Ces passerelles qui soulagent
Au-delà des aspects techniques, le Ministre a salué l’engagement de l’entreprise. « Surtout pour son initiative sociale qui a consisté à l’installation de passerelles métalliques afin de soulager les populations pendant riverraines pendant l’exécution des travaux ».
Ce geste est crucial pour maintenir l’accès aux domiciles malgré la complexité du chantier.

«On était obligé de se lever du matin jusqu’au soir pour évacuer…»
Les premiers résultats sont déjà palpables. Comme de nombreux habitants, Josephine Ki/Zerbo marche allègrement sur une passerelle métallique qui enjambe la tranchée du chantier devant sa maison. Elle a partagé son soulagement. « Avant, sincèrement dit, quand il pleuvait, on ne pouvait pas rentrer ici. L’eau envahissait toute la cour, on était obligé de se lever du matin jusqu’au soir pour évacuer l’eau. Mais avec ça maintenant, quand il a plu dernièrement l’eau n’est pas rentrée chez nous. On espère qu’à la fin… On sera fiers de ceux qui ont commencé à faire ça. ».

20 km, appel au suivisme !
Ollo Franck Hervé Kansié, Directeur Général de l’AGETIB (maître d’ouvrage du projet), a rappelé l’ampleur de l’œuvre. Elle s’établit sur une distance de 20 km de caniveaux ainsi que 15 km de voirie et d’éclairage public.
Ce chantier, qui s’inscrit dans le cadre du Projet de Mobilité et de Développement Urbain des Villes secondaires, est financé par la Banque Mondiale à plus de 9,645 milliards de francs CFA.
Le DG de l’AGETIB a cependant lancé un appel urgent au civisme pour stopper le vandalisme, qui menace la qualité et l’achèvement de ces ouvrages essentiels pour la ville.
Aminata SANOU
Silures Média
« Au-delà des faits ! »
