Que vivent les femmes qui doivent allier vie de femme au foyer et carrière professionnelle au Burkina Faso ? Lors du déjeuner de presse du jeudi 22 janvier 2026, nos confrères qui ont eu l’occasion de visionner le pilote de la série « Femmes au foyer » jugent les récits authentiques.
Selon les comptes rendus de nos confrères, le film «Femmes au foyer » met en lumière les défis, les ambitions et les pressions sociales qui façonnent le quotidien féminin, tout en interrogeant les normes patriarcales et en donnant voix à l’invisible.
Ils notent également, sur le plan cinématographique, que la série se distingue par sa narration fluide, ses personnages nuancés et son univers visuel crédible pour offrir une immersion réussie dans le quotidien des femmes qu’on étouffe entre les contraintes professionnelles et et les rôles à elles socialement attribués.
Travail de soins non rémunéré et carrière professionnelle
D’après nos confrères, «Femmes au foyer» interroge avec sensibilité les normes patriarcales encore profondément ancrées et illustre les tensions entre rôle domestique et aspirations personnelles, tout en donnant voix aux femmes qui cherchent leur autonomie et leur épanouissement.
«Demain n’est pas loin…»
D’emblée, un film qui présente les réalités des femmes est avant tout une voix qui lève le voile sur l’invisibilité du genre, qui représente 52 % de la société burkinabè. Cependant, il convient de ne pas célébrer trop vite une victoire. Parce que le patriarcat a longtemps utilisé la culture et les contes traditionnels pour perpétuer sa domination. Des contes où des filles étaient piégées par des génies, (tantôt transformés en serpents ou autres monstres pour punir celles qui osaient rêver ou choisir leur futur conjoint) au lavage de cerveau exercé sur la conscience de la jeune mariée, montrent que les œuvres culturelles ont beaucoup servi à contrôler celles qu’elles prétendaient valoriser.

Une professionnelle reconnue
Cependant, Kady Traoré n’est pas une novice. Avec ces dizaines d’années d’expérience dans le 7ème et une évolution progressive du rôle d’actrice à celui de réalisatrice, on peut légitimement s’attendre à une œuvre qui respecte le vécu tout en l’épurant de ses tares d’antan afin de donner un souffle nouveau à ces récits. Comme le dit un proverbe bambanan : « Demain n’est pas loin pour qui a longue vie ». Rendez-vous donc en mars 2026 sur les écrans de la télévision nationale pour découvrir cette série qui promet de faire réfléchir, émouvoir, interpeller et impacter positivement la vie des femmes.
Jossira SANOU
Silures Media
« Au de-là des faits »

